Retour sur le 1er jour de l'Electrobeach Music Festival 2018 | DJMAG France - Suisse - Belgique

L'EMF a officiellement débuté ce jeudi 12 juillet au lendemain de notre Pool Party DJ Mag. Chaleur, soleil, grosse ambiance et DJ sets pour la plupart très énervés ont ravi les dizaines de milliers de festivaliers présents sur place...

Le premier jour de l'Electrobeach a été rythmé par les chants incessants à la gloire de l'équipe de foot de France. "On est en Finale", "La Marseillaise" et autres refrains issus des stades de Russie se sont invités par dessus les prestations des têtes d'affiches de ce jour d'ouverture...

Il faut dire que les changements de plateaux ont été plus nombreux et bien plus longs que d'habitude sur la main stage (entre 10 et 20 minutes à chaque changement), notamment dû au fait que certains DJs comme Oliver Heldens imposent maintenant un set-up Denon à la place du traditionnel Pioneer... Malgré ce petit détail technique, qui a même incité le régisseur son en façade à mettre un petit morceau de Bob Marley pour faire patienter la foule avant le début du set de Diplo, la main stage a débordé d'énergie, avec le duo Bellecour en début de soirée, qui a probablement vécu le plus beau jour de sa jeune carrière.

Tony Romera et Jordan Viviant, aka Bellecour, ont fait sensation avec leurs casquettes et leur sélection musicale bien tranchante. Plusieurs heures après leur set, DJ Snake les a mis à l'honneur au début de son set, en jouant l'un de leurs titres et en les faisant copieusement applaudir alors qu'ils étaient sur scène à ses côtés. Attendue une fois de plus comme le messie, "DJ Serpent" a livré un set sans grande surprise, avec de nombreux changements de rythme, des longues séquences au micro et un incident technique qui lui a valu de maudir son "p**tain d'ordinateur". Ses tubes, dont le 'Magenta Riddim' et le 'Get Low' étaient les moments forts, même si le public a réagi aussi quand il a accéléré les bpm en partant dans ses délires proches du hardstyle.

Avant lui, ses amis Diplo et Jauz ont enchaîné les drops sur-vitaminés, dans un style très américain. Hâché, remuant et parfois même agressif, avec tout de même quelques bizarreries en forme de bootlegs à base de vieux tubes Dance européens ('Calabria', Zombie Nation et autres). Avant eux, les Hollandais Bakermat et Oliver Heldens ont offert un coucher de soleil plus Housy au public, avec plus de basses et de groove, mais moins d'enthousiasme de la part du public, qui préfère quand ça cogne. De ce point de vue-là, la scène Hardstyle a une fois de plus confirmé sa légitimité, avec une affluence constante tout du long du paquebot Lydia et un surplus de folie pendant le set d'Angerfist, le plus attendu de cette première soirée... 

Il y avait aussi hier une autre grosse attraction, en la personne de Carl Cox. De 19h30 à 22h30, le vétéran britannique a capté un petit millier de curieux, dont peu d'aficionados Techno. Mais son charisme aux platines, ses interventions au micro et son sourire ont vite conquis la foule, qui a pu tester le nouveau décor de scène circulaire et métallique. Exit le chapiteau des années passées, cette nouvelle scène ouverte, du coup bien plus visible depuis n'importe quel point du festival, a réussi à intriguer le public. Sachant qu'elle sera ce vendredi rendue méconnaissable par la troupe El Row, qui va se l'approprier entièrement. 

Photos : VisionbyAG

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