Interview : Blinders | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec l’un des meilleurs ambassadeurs de la scène électronique polonaise.

Que de chemin parcouru par Blinders. En 2014, l’artiste polonais figurait parmi nos newcomers à surveiller de près. Le DJ et producteur venait alors de signer des remixes remarqués du ‘Center of the Universe’ d’Axwell et du ‘Alive’ de Dirty South et Thomas Gold, mais aussi ses premiers singles (dont le très bon ‘Minoga’). Cinq ans plus tard, Blinders continue à mener sa carrière avec brio tout en restant fidèle au style et à l’énergie qui ont fait sa renommée. Passé par des grandes maisons comme DOORN Records ou Protocol, c’est désormais chez STMPD RCRDS (le label de Martin Garrix) qu’il a posé ses valises. Un nouvel environnement où le Polonais semble particulièrement à l’aise.

Et s’il n’a pas encore connu l’explosion grand public qu’on pouvait attendre de lui, son talent et la qualité de ses productions ne laissent qu’espérer le meilleur pour la suite. Pour cela, Blinders peut notamment compter sur le soutien de son nouveau « boss » Martin Garrix avec qui il partageait le tube ‘Breach (Walk Alone)’ en 2018 et qui l’a invité à assurer sa première partie lors de son show événement au dernier Amsterdam Dance Event. C’est d’ailleurs à cette occasion que nous avons rencontré Blinders pour parler avec lui de ses débuts dans la musique, de son processus créatif et de la scène électronique polonaise.

A quel moment tu t’es dit que tu voulais devenir DJ ?

Ce n’est pas venu soudainement. Au début je faisais juste ça pour le fun. D’abord avec le deejaying et après j’ai eu envie d’avoir mes propres morceaux. Tout s’est passé progressivement, de manière assez naturelle. Mais c’est vrai qu’après la sortie de mon tout premier remix pour Axwell, je me suis dit ok peut être que j’ai vraiment trouvé ma voie et que je vais faire ça toute ma vie. Donc s’il y a un moment, ce serait celui-là.

Parlons de ton processus créatif. En studio, est-ce que tu sais déjà ce que tu veux faire ou préfères-tu te laisser guider par le moment ?

Je pense qu’aller en studio et me forcer à faire quelque chose, n’est pas forcément la meilleure solution. Parfois tu as une idée qui te viens en tête, comme par magie. Je peux par exemple être en train de faire cette interview, une idée va me venir et je vais devoir tout arrêter pour aller l’enregistrer avant de la perdre (rires). Une fois en studio, il me suffit alors de reprendre mon téléphone avec toutes mes idées et tous mes enregistrements.

Tu viens de Pologne. A tes débuts, est-ce qu’il y a des DJs polonais qui ont pu t’inspirer ou te servir de modèles ?

Pas vraiment. En fait, j’ai surtout été inspiré par la scène house suédoise. Mais maintenant il y a beaucoup de DJs polonais que j’apprécie. Des gens comme Sikdope, Guy Arthur, Loud About Us!, Skytek, etc. Ce sont des gens très talentueux.

Est-ce qu’il existe une « Polish Touch » dans la musique électronique ?

Je crois que la scène est encore trop jeune pour définir une vraie particularité. Mais oui on peut retrouver quelque chose de plus « bouncy ». J’ai toujours vu ce genre de son marcher en Pologne et encore aujourd’hui, mon ami Sikdope par exemple continue de porter cette musique bounce.

Comment le public polonais perçoit la musique électronique de nos jours ?

Le public ne fait que grandir et d’année en année il est aussi de plus en plus ouvert. Bien sûr les jeunes sont déjà dedans mais tout le reste de la société s’ouvre à la musique électronique. Par exemple la plupart des titres joués à la radio sont maintenant des morceaux électroniques.

Depuis quelques temps tu es signé chez STMPD RCRDS. Que ressent-on à faire partie de cette famille musicale ?

Comme tu le dis très bien, c’est une famille. Tout le monde est si poli et gentil avec moi. Et Martin Garrix, il est le meilleur pour assurer ce rôle de « père » du label. Tu peux parler de tout avec lui. Donc c’est vraiment super de faire partie de ce label.

Quelle est la suite pour toi maintenant ?

Je viens de finir plusieurs nouveaux morceaux. J’ai aussi une collaboration avec Afrojack que j’espère pouvoir sortir prochainement.

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